25.07.2009

Chère Mite, épisode 3! (Kass-dédi, la suite quoi)

LMO nous ayant honoré d'une réponse, oh joie narcissique bloguistique, poursuivons l'étude de sa prose. Autant certains commentaires appellent-ils une simple réponse, autant d'autres méritent un article.

Ce n'est pas une histoire d'ego des gestionnaires de ce blog, mais au contraire une façon d'avancer en répondant posémment à des arguments adverses.

Merci LMO pour cette occasion !

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Je ne VOUS ai insulté nulle part, j'ai seulement pointé du doigt le ridicule de vos PROPOS (Vous/ vos propos --> Pas pareil)

Certes, nous sommes allé un peu hâtivement en besogne. Pardon Madame, et merci pour cette rigueur syntaxique.

De deux, Paradoxales félicitations? Vraiment? C'est à dire, je suis indigne d'être mère, mais comme vous appréciez particulièrement les embryons, vous êtes contente pour lui? Ou bien quoi...

Qui serions-nous pour juger de la « dignité » d'une mère via un blogue, outil partial et partiel par essence?

Félicitations pour la vie que vous avez donné (Mouflette), celle que vous portez, et la bonne humeur qui émane de votre journal en ligne.

Mais paradoxales, car vous vantez la maternité tout en défendant l'Oeuvre de Mme Veil.

Je me place du côté de la mère. Que j'estime suffisamment capable pour faire un choix. Le choix de garder ou non ce qu'elle a dans un coprs qui lui appartient.

S'il y a mère, il y a donc enfant? On n'est en effet pas mère d'un machin, d'un monstre, d'un amas cellulaire inhumain.

Le corps de la femme lui « appartient » en effet... mais quid du corps de l'enfant?

« MON CORPS M'APPARTIENT », est un slogan aussi pour l'enfant!

J'avoue ne pas comprendre, tout simplement.

Il s'agit de comprendre la globalité d'une pensée.

Nietzche clame « les faibles et les ratésdoivent périr », nous ne sommes pas d'accord.

Difforme, débile, inutile, non-désiré, un enfant ne se supprime pas comme un ongle incarné.

Madame Courjault a tué après la naissance au lieu de tuer avant. Quoi de choquant là-dedans?

Ces enfants n'étant pas autonomes, ils lui appartenaient encore un peu comme des excroissances corporelles, NON?

Pour le moment, je reste très pragmatique, et j'estime que dans le creux de mon ventre, il n'y a rien d'autre qu'un rêve. Le rêve d'un bébé que je désire fortement, que mon mari souhaite aussi, et que ma fille voit déjà comme un petit être, parce qu'elle a la naïveté des enfants.

Un rêve désiré, qui grandit, un rêve qui va être surveillé par examens d'échographies, un rêve qui provoque des effets physiologiques contingents désagréables...pour le coup c'est votre propre pensée qui tend vers l'absurde.

QUAND cela sera-t-il un enfant?

Confondre un embryon, rejeté parce que non désiré. Et un enfant, vivant, avec un avenir, des besoins, des sentiments, des émotions, je trouve ça véritablement scandaleux.

Et si le désir s'affaiblit, l'attention portée devrait-elle baisser?

C'est donc ainsi que vous pensez, parce que l'avortement est légal, à quoi bon s'occuper correctement de ses gamins?

Que lis-je, qu'aperçois-je? J'avoue ne pas saisir l'élément de notre discours vous permettant cette introversive extrapolation.

Pourquoi condamner ceux qui vivent (et pourquoi se poser la question, j'ai un peu de mal..) au pretexte que certains sont morts.

Dans toute société humaine, il est essentiel de condamner les citoyens ayant la facheuse tendance de refroidir leurs frères humains.

Laisser-faire, c'est laisser primer l'individualisme le plus destructeur et le plus antisocial.

Mais là n'était certainement pas le fond de votre pensée.

L'IVG, outre permettre aux femmes de faire un choix. Permet à des milliers de femmes de ne pas crever dans un couloir après s'être avorté à l'aiguille à tricoter...

Des chiffres SVP!

Les études concernant les avortements en France avant 1975 ont été bâties sui un biais statistique et un manque de rigueur mathématique.

Sinon, comment expliquer qu'il y ait eu moins d'avortement légaux (environ 200 000 déclarés annuellement depuis 1975) que le nombre avancé d'avortements illicites?

Entre sauver les femmes, et sauver un truc qui n'est, je répète, encore qu'un amas de cellules, je choisis la première solution sans aucune hésitation.

La question n'est pas entre avortement légal ou illégal, mais elle est de savoir si la société protège les faibles ou institutionnalise le meurtre des indésirables.

Je suis moi même tombée enceinte à 19 ans. Je n'avais ni situation stable, ni moyens nécessaires, ni "mari" ou homme digne d'un père à portée de main. Mon beau-père m'a sommé d'avorter, ainsi que toute une partie de ma famille. Le futur père a tenté de m'influencer aussi.

Seulement, je voulais cette grossesse, je voulais donner à ce que j'avais dans le ventre la vie, je voulais un enfant, peu importe si j'étais trop jeune, si ce n'était pas une grossesse désirée à la base.
Ce choix, personne n'a pu m'en détourner. Ma fille est née.
C'est MON choix.

En conclusion, et au-delà de cet intéressant échange d'amabilité, soyez convaicue que ce sont certaines de vos idées et non votre dignité ou votre personnalité que nous décrions.

Ainsi, accepter votre premier enfant malgré certaines pressions, est un acte éminemment responsable et respectable, un acte de femme libre.

Dans l'idéologie nous semblons opposées, dans les actes, cela n'est pas si flagrant.

Bonne continuation, et salutations à toute votre famille.

La Webmaster Blogvital

 

 

Commentaires

Tu as peut etre raison mais ta mise en page est illisible.
Quand on sait pas on fait pas, idiote.

Ecrit par : Fanny | 25.07.2009

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